Psychologue / thérapeute pour thérapie de couple à Bruxelles Auderghem

Riwa Sabbagha
9 Avril 2024
Diogo Monteiro
22 Février 2024
C'est incroyable à quel point ce temps de réflexion et de conversation fait une différence dans ma vie et me fait évoluer. Je suis très reconnaissant à Marie pour tout le travail que nous avons fait, car cela m'a beaucoup aidé. Merci pour votre patience et votre engagement envers moi ! Tu es incroyable! À Demain :)
Luisa
7 Décembre 2023
Super, le lieu et calme et accueillant et la thérapeute fait du super bon travail, en une séance seulement beaucoup de fils ont été démêlés ! Je recommande !
Zoso 2
29 Novembre 2023
Marie joe is an exceptional psychologist, blending expertise with genuine empathy. Her insights are deeply helpful. Highly recommended for her compassionate approach and professional Help.
Lyan Porto
29 Novembre 2023
Marie Joe is a thought and careful listener, and I feel very welcomed by her approach. Yet, her strongest trait is her sensitivity in saying the sometimes difficult things we need to hear, and for that I am very grateful. She has been a tremendous help in my personal processes and I couldn't have done half of it without her.
Macarena Díaz
28 Novembre 2023
Marie Joe is an incredible therapist. She offers a safe space where I feel listened to and understood. We have gone through different aspects of my life, and I have been able to know myself better with her help. I feel really comfortable talking with her. She's fluent in English, so we can communicate perfectly.
Kristina Burum
16 Novembre 2023
Marie Joe is a non-judgemental, great listener with amazing people skills. She makes it very easy to open about one’s struggles and worries by creating a safe space for sharing. It’s convenient that she offers therapy both in online setting and in person. Highly recommend!

Une thérapie pour les couples dans la capitale belge

Psychologue à Bruxelles, plus précisément localisée à Auderghem, je propose des psychothérapies adaptées à toutes sortes de problèmes de couple.

Pour prendre rendez-vous, cliquez sur ce lien :

https://www.doctoranytime.be/d/psychotherapeute/marie-joe-kfoury

De quels problèmes votre couple souffre-t-il ?

Vivre n’est pas toujours facile. Vivre à deux peut poser encore plus de problèmes.

Le mal-être de chacun va en général se refléter dans le couple. Inversement, la vie de couple peut causer des conflits, des dissonances, dans le coeur et l’esprit de chacun des partenaires.

La liste des problèmes possibles est longue, très longue. En voici quelques uns :

Communication mauvaise, violente, difficile, impossible

Un couple tient d’abord sur « tout ce qu’on a à se dire« . Donc dès lors que la communication devient bancale, frustrante, déséquilibrée, violente, difficile ou impossible, le couple vacille.

Il se peut que l’un, l’autre, ou les deux, ne trouvent plus rien de bon à se dire, ou le dise souvent mal, d’une manière inappropriée, pénible à entendre, désagréable à vivre.

Il se peut au contraire que l’un, l’autre, ou les deux, aient tellement à dire, en aient tellement gros sur le cœur, aient l’esprit si rempli de pensées envahissantes ou débordantes, que là aussi la communication, l’échange verbal au quotidien devienne insupportable, malaisant, inconfortable.

Malentendus, silences, engueulades, anicroches, « tu pars au quart de tour », « pourquoi tu t’énerves ? », « ne me parle pas sur ce ton »… quand les disputes se multiplient, quand le couple ne parle mais ne s’entend plus, vous avez deux solutions : cesser d’être un couple, ou soigner votre dialogue.

Manque d’écoute

– Tu as dit quoi ?

– Rien, laisse tomber.

Lié aux problèmes de communication, le manque d’écoute, de l’autre mais aussi de soi, apparait comme une autre facette possible de la discorde conjugale.

Le point de vue de notre partenaire nous devient étranger, générant chez lui ou elle un sentiment de négligence ou d’incompréhension.

Lorsque nous sommes submergés par nos émotions et nos pensées, il peut être difficile de comprendre notre partenaire, et nos discussions peuvent aboutir à la construction de réalités différentes à partir d’un même événement partagé. En thérapie de couple, c’est un espace où chacun peut prendre le temps et l’espace nécessaires pour exprimer ses pensées et ses ressentis tout en cherchant également à comprendre l’autre. C’est pourquoi, parfois en thérapie de couple, je demande à chacun d’essayer de reformuler ce que l’autre vient de dire. En faisant cela, nous encourageons la communication et la curiosité mutuelle. Cette petite question que je pose parfois s’avère très utile pour repérer où nous pouvons mal interpréter l’autre et pour offrir à l’autre la possibilité de mieux s’exprimer

Gestion des conflits

Chez certains couples, les conflits font partie du jeu, et on sait quoi en faire. On les règle par le dialogue, l’entraide, la tolérance, la négociation et la culture du compromis.

Dans d’autres, une tarte aux poireaux trop salée va finir en guerre de tranchée, une blague mal trouvée ou dites au mauvais endroit au mauvais moment va déclencher un orage de larmes annoncé par une tempête de soupirs et achevé par une avalanche de reproches.

Dans un autre style de désastre, chacun va méthodiquement scruter ses ongles, se repoudrer le nez, admirer la RTBF, se servir une bonne bière de Leffe ou évoquer la pluie de ce matin (« la pluie la plus inintéressante du siècle, tu te rends compte ? »)

La curiosité envers nous-mêmes et notre partenaire est essentielle. Parfois, nous supposons que l’autre est en colère contre nous et que l’amour est brisé, alors que notre partenaire pourrait être contrarié, mais pas nécessairement à notre égard, mais plutôt envers un comportement qui suscite une certaine incertitude.

Lorsque nous disons à l’autre « laisse tomber, » ou nous focalisons sur autre chose comme la pluie, la bière … nous transmettons le message que nous sommes fatigués de lui montrer ou d’expliquer quelque chose, et que nous avons le sentiment qu’il ne comprend pas, qu’il est enfermé dans ses pensées. Dans ce contexte, il serait également intéressant d’explorer ces pensées. Pourquoi la personne se sent-elle seule, isolée, ou peu aimée ? D’où vient ce sentiment ?Une fois que l’on ouvre ce chemin et cet espace de curiosité pour aller vers l’autre, les choses deviennent moins stressantes.

Dans l’approche centrée sur la personne en thérapie, le thérapeute devrait faire preuve d’empathie, de curiosité, de congruence et d’une considération inconditionnelle positive. Ce sont des attitudes qui, si nous les adoptons envers nous-mêmes dans n’importe quelle autre relation, peuvent fonctionner. Parce qu’être empathique ne signifie pas que je dois accepter tout et nier mes besoins. Je peux être empathique tout en restant congruent, authentique envers moi-même. Le thérapeute, grâce à son attitude, peut contribuer à créer un climat favorable pour le couple, et en instaurant cette atmosphère, les partenaires pourront trouver leur équilibre au sein de leur relation

Manque de confiance en l’autre

Une infidélité, ou une tentation, ou un simple regard à connotation sensuelle, voire ouvertement sexuelle ; un mot de trop, une attitude défiante ; jalousie et rancœur en sourdine ; de nombreux aspects de l’entre-soi conjugal peuvent causer un sentiment de manque de fiabilité et d’honnêteté dans la relation.

Se remettre d’une infidélité peut être très difficile pour les couples. Lorsque la confiance est rompue, les relations peuvent sembler s’effondrer. Mais il existe une aide sous la forme de soutien professionnel, une sorte de thérapie qui peut guérir, reconstruire la confiance et reconnecter les partenaires.

L’infidélité peut être considérée comme un acte de communication. Lorsqu’une personne passe à l’acte, elle exprime quelque chose, même si ce n’est pas de manière directe ou constructive. Bien sûr, cela ne justifie en rien cet acte, car il est douloureux et il rompt la confiance au sein du couple. Cependant, il est essentiel de comprendre ce qui se cache derrière cet acte.

Est-ce que l’infidélité est un moyen pour la personne de signifier à son partenaire que quelque chose ne va pas dans la relation ? Souvent, lorsque la communication au sein du couple est déficiente, les individus peuvent se sentir bloqués et incapables d’exprimer leurs besoins, leurs insatisfactions ou leurs frustrations de manière saine. Dans ces cas, l’infidélité peut être une tentative maladroite de faire comprendre à l’autre que quelque chose ne va pas, même si cela se fait de manière destructrice.

Il est donc crucial d’explorer en profondeur les problèmes sous-jacents dans la relation, de restaurer une communication ouverte et honnête, et de travailler ensemble pour reconstruire la confiance, plutôt que de recourir à des actes d’infidélité pour exprimer son malaise. La thérapie de couple peut s’avérer très utile pour aborder ces problèmes et donner de l’espace aux personnes pour s’exprimer.

Divergences de valeurs et d’objectifs

Des divergences fondamentales en matière de valeurs, de croyances, de priorités de vie ou de plans pour l’avenir.

Madame veut gagner en sérénité, monsieur veut s’éclater. Il est chrétien fervent, elle n’y croit plus. Elle rêve de passer directrice de son agence bancaire à Bruxelles, il végète au chômage technique après un licenciement injuste. Ils se disputent sur l’avenir des communautés en Belgique, et leurs choix politiques pour les prochaines élections divergent totalement.

Nombreux sont les désaccords possibles en matière d’idéologie, de systèmes de croyance et de foi, de priorités existentielles, personnelles et professionnelles, de perspectives d’avenir. Souhaite-t-on vivre ensemble malgré nos divergences d’opinion ? Comment s’en accommoder, est-il même possible d’en faire une force et de baser une vie de couple sur la tolérance et le respect du droit à la différence ?

Normalement, les divergences de valeurs et d’objectifs au sein du couple peuvent être un problème fondamental. Nos valeurs et nos croyances font partie de notre identité, et lorsque la personne s’oppose à nous et prend des positions qui sont parfaitement différentes des nôtres, cela peut créer une atmosphère très stressante au sein du couple. La question qui peut se poser ici est de savoir si ces positions ont été exprimées avant ou non. Si non, qu’est-ce qui a fait que l’on a caché à l’autre une partie de notre identité ? Si oui, qu’est-ce qui fait ou qu’est-ce qui se passe en ce moment qui a déclenché cette pression ? Et souvent, la réponse à ces questions constitue un premier pas vers l’avancement pour aller plus loin.

Problèmes d’argent

L’un en manque, l’autre en a à profusion. L’une en gagne, l’autre en perd. L’un dépense, l’autre épargne. L’amant d’un couple égalitaire hérite d’une belle petite somme, la maîtresse plonge dans l’ambivalence : comment rétablir l’équilibre financier, mais aussi psychologique, dans le rapport de chacun et du couple à l’argent ?

Les désaccords sur la gestion de l’argent, les dépenses et les priorités financières peuvent créer de fortes tensions dans les tandems les plus soudés, jusqu’à les fissurer ou les faire exploser.

La relation que nous développons envers la gestion de l’argent peut engendrer une dynamique de pouvoir au sein du couple, laquelle peut conduire à des conflits. Ce qui est essentiel, c’est d’explorer les sentiments de chaque personne concernant cette dynamique de pouvoir.

La manière dont un couple gère l’argent peut révéler beaucoup de choses sur la dynamique de leur relation. Par exemple, si l’un des partenaires prend systématiquement le contrôle des décisions financières et exerce un pouvoir financier sur l’autre, cela peut créer un déséquilibre de pouvoir malsain. Cela peut entraîner des conflits liés à la prise de décision, à la liberté financière, ou même à la confiance au sein du couple.

Peut-être que l’un des partenaires se sent négligé ou impuissant, tandis que l’autre peut ressentir une pression excessive pour prendre en charge les finances. Il est souvent surprenant de constater que les couples viennent pour résoudre un problème bien précis, tel que celui lié à l’argent, et finissent par révéler de nombreuses autres problématiques au-delà de la simple question financière.

Problèmes d’intimité physique ou émotionnelle

C’était super au début : ça s’est étiolé avec les années. Ou, au lit la mésentente a toujours prévalu. Ou encore, émotionnellement « on n’est jamais sur la même longueur d’ondes : si je suis de bonne humeur elle est triste, si elle veut faire la fête je suis en colère ».

Qu’il s’agisse de communion affective, ou de partage érotique et sexuel, ou encore de tendresse, la baisse ou l’absence de désir ou de plaisir émotionnel laisse des traces au sein du couple.

Une diminution ou une absence d’intimité, que ce soit sur le plan émotionnel (partage, connexion) ou physique (relations sexuelles, affection).

Souvent enracinées dans les expériences de l’enfance, des différences dans les styles d’attachement, c’est-à-dire dans la manière dont chaque partenaire exprime et reçoit l’amour, causent une éprouvante disharmonie.

On revient également sur la curiosité : parfois, lors d’une séance de thérapie de couple, il peut être pertinent de poser les questions suivantes : comment percevez-vous l’amour en général ? Et comment le percevez-vous au sein de votre relation ? Cela permet d’explorer plus en détail la perception de l’amour par chaque partenaire, à la fois dans un contexte général et spécifique à leur relation.

Gestion du temps

Pas le temps, toujours pressé-e, vivant dans l’urgence, mangeant trop vite, dormant trop peu, surbooké-e, surmené-e, en plein burn out.

Ou trop lent-e, englué-e dans un passage à vide, occupé-e à ne rien faire, paralysé-e sur place, incapable de vivre le présent.

Ou encore, trop peu de temps pour soi, débordé-e par la vie familiale, par l’autre, par les enfants. Et trop ou pas assez de temps passé ensemble.

La question du temps revient, lancinante, dans de nombreux couples. Comment trouvera-t-on le temps qu’il faut pour chaque chose, le couple, la famille, le travail, les loisirs, le repos ? Combien de temps passera-t-on avec et sans l’autre ?

Trop pris par la pression du temps et le stress, nous ne communiquons plus ensemble, et cela pourrait sembler difficile de prendre le temps pour voir ce qui se passe. Nous sommes constamment sous pression. En tant que thérapeute de couple, je trouve déjà que le fait que les deux personnes soient venues en thérapie pour accorder de temps et de l’espace pour les 2 montre bien que la question du temps n’est pas au cœur du problème, mais assez souvent ce sont les attentes que l’on a de l’autre et les non-dits qui étouffent le couple.

Gestion du stress

Harcelée comme secrétaire, contestée comme chercheuse, ou désespérée à force de cystites ; en conflit avec son boss, moqué par son fils, angoissé par le maladie de sa mère… Le stress qui envahit l’un envahit aussi l’autre, et conquiert toute la région pour trôner en conquérant au milieu du salon et de la chambre.

Si elle déborde l’un des deux, l’angoisse menace le duo. Dès lors, il faut gérer !

Nous passons tous par des moments difficiles dans la vie, et cela fait partie de la vie. Parfois, nous débordons et nous blâmons l’autre personne parce que nous nous sentons bloqués, coincés dans notre état émotionnel, avec la conviction que je ne vais pas réussir à résoudre le problème. La vie est dure, et on s’enferme de plus en plus, même au sein du couple. Parfois, quand je sens en thérapie de couple que la personne a davantage besoin d’une thérapie individuelle, je la recommande. Soit nous accordons un temps individuel à chacun pour essayer d’obtenir le plus d’équilibre dans cette démarche thérapeutique et que les deux partenaires aient le même espace. C’est dans cette perspective que j’aime beaucoup cette phrase : ‘Je ne peux rien faire pour toi sauf travailler sur moi-même… tu ne peux rien faire pour moi sauf travailler sur toi-même !’ Elle reflète l’idée que chaque individu a le pouvoir de contribuer à sa propre croissance personnelle, et cette croissance personnelle aboutira à celle de la relation.

Routine, monotonie, ennui

Au début, c’est l’idylle. Un grain de beauté apparait telle une comète au creux d’une épaule. La découverte de l’esprit et du corps de l’autre créent un sentiment d’émerveillement. On n’en sait pas grand-chose, mais on complète avec des rêves et des fantasmes.

Ensuite, c’est l’accomplissement, son bonheur, sa sérénité.

Puis, on commence à s’ennuyer. ça, tu l’as déjà dit. Ce truc drôle ou super triste, cette tragédie et cette anecdote, tu as tout déjà raconté.

Monotonie, routine et stagnation s’installent.

– Tu bois quoi ?

– Comme d’habitude.

– Claude François ?

– Non. Juste tout comme d’habitude.

L’absence de nouveauté, de surprise et d’excitation finit par tuer la relation. Cependant, en contrepartie, la présence de la routine est également importante. Il s’agit d’une répétition à travers laquelle nous créons une structure prévisible, un sentiment d’anticipation et de prévisibilité, un rythme rassurant qui a un effet stabilisateur dont nous avons besoin.

Mais ce qui les distingue des rituels, c’est que les rituels créent de l’excitation tandis que la routine crée de la familiarité. Les rituels nous élèvent, ils créent une sensation spéciale, tandis que la routine nous ancre. Se brosser les dents chaque soir avec notre partenaire est une routine, mais laisser du dentifrice sur la brosse à dents de notre partenaire pourrait être un rituel.

Dans ce cas, cela peut être une possibilité d’ouvrir l’espace pour que les couples discutent des rituels qu’ils peuvent commencer à mettre en place dans leur semaine, et à partir de là, nous ouvrons l’espace pour chaque partenaire pour parler de ce qui les rend enthousiastes, se sentir spéciaux… C’est aussi un moyen de mieux connaître votre partenaire et de vous connecter entre vous.

Problèmes parentaux et conflits dans l’éducation des enfants

Ils doivent aller dans telle école. Non.

Il faut les élever à la dure. Non.

Laisse-les s’amuser. Non.

Contrôlons-la de près sinon elle va faire une bêtise. Non.

Donnons-leur plus d’argent. Non.

Retournons au camping qui lui a tant plu. Non.

Les désaccords sur les méthodes d’éducation des enfants, ou les divergences d’option et de pratique en ce qui concerne les rôles parentaux, peuvent fracturer une famille et causer un désamour entre les parents. Le jeu familial s’avère complexe, car tissé d’une trame enchevêtrée de sentiments en tous sens, entre parents, de chaque parent à chaque enfant, et même à l’intérieur de chaque fil de cette toile il se peut qu’il y ait des nœuds et des cassures, qui fragilisent le tissu familial.

La façon dont le couple gère les décisions et les discussions concernant les choix à faire pour leurs enfants, ou toute autre décision qui concerne l’ensemble de la famille, peut être un indicateur de la dynamique du couple. Être ferme et distant par rapport à l’avis de l’autre partenaire est un signe qui mérite d’être exploré davantage lors d’une thérapie de couple, afin d’aborder la manière dont chaque personne perçoit la situation et les dangers perçus ou cachés pour elles. Être résolument distant en coupant toute forme de communication indique que la personne est enlisée dans une impasse au sein de la communication du couple.

Ce qui rend la communication difficile, c’est que nous avons des conflits internes, et ce que nous finissons par faire, c’est qu’une partie de ce conflit interne sera exprimée dans notre communication de manière maladroite, ce qui peut déstabiliser notre partenaire. Articuler les difficultés que l’on vit est l’un des aspects sur lesquels nous travaillons en thérapie de couple.

Le but de la thérapie de couple est d’identifier ces blocages dans la communication. L’objectif est de créer un espace où chaque partenaire peut partager son vécu et sa perception des choses, tandis que le rôle du thérapeute consiste à faciliter la communication entre les partenaires avec curiosité et empathie.

Problèmes de santé mentale ou physique

Je deviens fou et ça te rend folle. Ta fatigue mentale me déprime. Ton excitation m’épuise. Ces deux ans d’hôpital, ça m’a tué, ça nous a tué.

Les problèmes de santé mentale ou physique d’un ou des deux partenaires peuvent mettre une pression importante sur la relation. Etats dépressifs ou maniaques, petits bobos trop fréquents ou longue et tragique épreuve médicale, laissent parfois un couple en lambeaux, difficile à recoudre, délicat à soigner.

Mon partenaire est constamment déprimé, que dois-je faire ?

En posant cette question, cela pourrait signifier que vous avez probablement essayé d’aider votre partenaire à remonter le moral, à leur donner des idées sur ce qu’ils devraient faire pour se sentir mieux, comment chercher un emploi, comment prendre soin d’eux-mêmes. Et à chaque fois que vous essayez de les soutenir, et que rien ne change, vous pouvez commencer à vous sentir impuissant, à ressentir une forme similaire d’impuissance que votre partenaire éprouve, puis vous pouvez commencer à ressentir de la colère parce que vous faites tellement d’efforts et qu’ils ne font rien, et ensuite vous pouvez commencer à vous sentir coupable d’être en colère contre quelqu’un qui se sent mal. Et ces va-et-vient entre le sentiment d’impuissance et le ressentiment ou la colère sont très courants chez les personnes qui entourent la personne en état de dépression.

La chose simple à faire, qui n’est pas du tout simple, c’est d’être présent sans prendre la responsabilité sur nous de faire changer la personne. Cette présence non jugeante et sans anxiété face à la tristesse , devient le portail de la transformation. Mais comment être présent ? C’est simplement être nous-mêmes, partager avec l’autre une partie de notre histoire, prendre le risque d’être vulnérable sans craindre nos émotions difficiles. Parfois, la thérapie peut créer cet espace pour les deux personnes afin qu’elles se connectent avec elles-mêmes

Une très belle fable intitulé  » The Shadow Elephant »  de Nadine Robert et Valerio Vidali, illustre le pouvoir curatif de simplement permettre aux émotions difficiles d’être.

Voici le résumé de la fable: 

Le livre s’ouvre sur une belle citation d’Antoine de Saint-Exupéry : Et quand tu seras consolé (on se console toujours) tu seras content de m’avoir connu. Tu seras toujours mon ami.

Ensuite, l’histoire se déroule en introduisant le protagoniste mélancolique, un éléphant bleu majestueux, abattu par un profond sentiment de tristesse face à un vaste dégradé de bleu. Certains disaient que l’éléphant était morose. D’autres prétendaient qu’il essayait de dissimuler sa tristesse. Certains affirmaient qu’il préférait l’ombre. Les autres animaux de la savane, joyeux, rayonnants de soleil, tentent de chasser la tristesse de l’éléphant en lui racontant des histoires loufoques, en dansant des danses extravagantes et en lui apportant leurs plats préférés.

Pas un sourire. Pas un son. L’éléphant écoutait attentivement, mais restait dans l’ombre. Et puis, un jour, une toute petite souris à bout de souffle émerge d’une autre échelle de l’existence et demande simplement si elle peut s’asseoir à côté de l’éléphant et se reposer un peu. Cette petite demande, cette présence non jugeante et sans anxiété face à la tristesse de l’éléphant, devient le portail de sa transformation.

L’éléphant est d’abord incrédule que la souris ne soit pas là pour le distraire de son chagrin avec un quelconque artifice. Mais ensuite, elle commence à lui raconter son propre récit – comment elle était sortie dans la savane pour retrouver le bien le plus précieux de sa sœur, une clé en or ; comment elle avait marché toute une journée, seulement pour devenir aussi perdue que la clé ; comment elle a maintenant peur de ne trouver ni ce qu’elle cherchait ni le chemin du retour. Quelque chose dans la situation de la souris, dans la facilité avec laquelle elle partage sa tristesse avec lui, déverrouille quelque chose en l’éléphant. Il commence à pleurer – de grosses larmes silencieuses. Puis elle commence à pleurer, par ce lien naturel et exquis de sympathie qui nous unit lorsque nous cessons de nous sentir séparés et seuls dans notre chagrin.

Lentement, « vidé de ses larmes », l’éléphant se lève, grand et léger, et hisse la souris sur son dos, offrant de la ramener chez elle. Doucement, sans malaise ni exigence, elle l’invite à lui raconter sa propre histoire.

« Je peux essayer », souffle-t-il alors qu’ils disparaissent ensemble derrière l’horizon de la solitude.

Addictions

Pour oublier ou pour se détendre, pour s’exciter ou se calmer, on consomme nos modificateurs d’humeur préférés : un whisky, une téquila, une clope, un joint, un rail de c, un shoot de ça, on prend ce qu’on peut.

Il peut s’agir aussi de se passionner envers les documentaires très explicites sur la sexualité humaine en gros plan, de passer la nuit à risquer sa vie, de passer sa journée à lutter contre les zombies.

Alcool, tabac, sexe, jeu vidéo : quelle que soit l’addiction, elle aura une conséquence sur l’entente d’un couple, la disponibilité de chacun, le regard qu’il ou elle pose sur l’autre.

Comme dans l’exemple de la fable sur la dépression, avoir du mal et se sentir très mal en nous fait partie des émotions les plus difficiles que nous considérons comme ne devant pas exister, et que nous cherchons à fuir à tout prix. Ce comportement est socialement soutenu. Il ne faut pas pleurer, il ne faut pas montrer de faiblesse, il ne faut pas être en colère…

Il y a un livre que je suis en train de lire et qui aborde la question de la normalité en société de manière très nuancée : « The Myth of Normal: Trauma, Illness, and Healing in a Toxic Culture » de Gabor Maté, un médecin canadien, spécialisé dans la toxicomanie et les troubles mentaux. Ce livre explore en profondeur les idées de l’auteur sur la santé mentale, la toxicomanie et la société moderne. Il remet en question notre compréhension traditionnelle de la normalité et suggère que de nombreux problèmes de santé mentale et de dépendance peuvent être mieux compris en examinant les expériences de vie et les traumatismes des individus. Il explore comment la pression pour s’adapter à des normes sociales strictes peut créer du stress, de la souffrance et des comportements d’adaptation malsains, y compris l’abus de substances.

De plus, Maté suggère que la recherche effrénée de la normalité peut masquer les expériences de traumatisme et de souffrance qui se cachent derrière de nombreux problèmes de santé mentale et de dépendance. Les individus peuvent utiliser des comportements d’adaptation malsains, tels que la toxicomanie, pour faire face à ces traumatismes, plutôt que de recevoir le soutien et la compréhension dont ils ont besoin.

Une vision plus nuancée de la normalité, qui reconnaît la diversité des expériences humaines tout en mettant l’accent sur la compréhension plutôt que sur le jugement, peut être utile dans le cadre d’une thérapie de couple. Elle permet d’aborder comment chacun a des visions de la normalité et comment remettre en question certaines pensées rigides tout en explorant le vécu de chacun au sein de la relation avec l’addiction


Les thérapeutes guident les couples dans la résolution des conflits de manière calme et respectueuse, en mettant l’accent sur la compréhension mutuelle plutôt que sur la victoire dans les arguments.

Psychanalyse, thérapies cognitivo-comportementales (TCC), et thérapie de couple

La psychanalyse, créée par Sigmund Freud, se focalise sur l’exploration des processus inconscients et des expériences passées afin de décrypter les problèmes émotionnels et relationnels. En revanche, la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) se penche davantage sur les symptômes manifestes au niveau du comportement et les schémas de pensée qui les sous-tendent. Les TCC reposent sur l’idée que nos pensées, émotions et actions sont étroitement liées, et que des schémas de pensée négatifs ou des comportements inadaptés peuvent contribuer à des problèmes émotionnels et comportementaux. Dans cette approche, le thérapeute travaille aux côtés de la personne pour identifier ces pensées négatives, les remettre en question et les remplacer par des pensées plus positives et réalistes.

En revanche, la psychanalyse tend à analyser la situation de la personne sans lui donner nécessairement un rôle actif dans son propre processus thérapeutique. Les fondements théoriques de la TCC encouragent le changement en remettant en question les pensées irrationnelles plutôt que de chercher à les comprendre en profondeur ou à explorer au-delà de ces pensées pour comprendre ce qui se passe réellement au sein de la personne.

Dans l’approche centrée sur la personne développée par Carl Rogers, l’accent est mis sur la relation thérapeutique et la compréhension empathique. Cette approche crée un espace sécurisé où les individus et les couples peuvent s’exprimer librement, sans craindre d’être jugés. Elle favorise l’auto-exploration et la croissance personnelle, ce qui permet une meilleure compréhension de soi-même et de l’autre au sein de la relation. Bien que chacune de ces approches ait ses mérites, l’approche centrée sur la personne se distingue par son orientation humaniste et sa capacité à encourager un dialogue ouvert et empreint d’empathie. Cela en fait un choix précieux en thérapie de couple pour promouvoir la compréhension mutuelle et la croissance relationnelle.


Marie Joe Kfoury, psychothérapeute pour couples en difficulté

Si vous recherchez un soutien professionnel, moi, Marie Joe, je vous propose des solutions adaptées à vos besoins. Dans un lieu multiculturel comme Bruxelles, il peut parfois être difficile de trouver un thérapeute qui parle votre langue, que ce soit l’anglais, le français ou l’arabe. C’est pourquoi je propose de la psychothérapie pour couples à Bruxelles en trois langues : anglais, français et arabe. Vous pouvez choisir entre une thérapie en ligne ou des séances en personne à Auderghem, Bruxelles, ce qui vous facilite l’accès à l’aide dont vous avez besoin.

Pour plus d’informations et pour explorer les services de Marie Joe, visitez :

https://www.doctoranytime.be/d/psychotherapeute/marie-joe-kfoury

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